À travers le pays, les équipes professionnelles soulèvent récemment la question de l’accueil des personnes dans leurs services. Le livret d’accueil répond à une obligation législative prévue par la loi 2002-2. L’enjeu récurrent est d’assurer une compréhension par les publics des modalités de leur accompagnement.
Récemment, le DAHMNA Sud dans les Hauts-de-France réalisait avec ses jeunes accompagnés un livret d’accueil pour intégrer des jeunes allophones dans leur parcours d’accompagnement :
Actualité
Comprendre l’accompagnement du DAHMNA Sud en vidéo
Le Dispositif d’Accueil et d’Hébergement pour Mineurs Non Accompagnés des services de Denain, Cambrai et Maubeuge va plus loin pour assurer la compréhension de l’accompagnement par ses publics souvent allophones : une vidéo co-construite pour son livret d’accueil.
Au SESSAD 16-25, le public diffère mais la problématique de la compréhension persiste selon Delphine Pilard et Stéphane Balle Mbadje, éducateurs spécialisés dans le service. Pour eux, le format bande dessinée répondait à deux enjeux liés au contenu : la lisibilité et l’aspect pratique.
Sur un format A6, ils expliquent que le livret se glisse facilement dans une poche arrière de pantalon :
Le public du SESSAD étant constitué de jeunes de 16 à 25 ans, nous avons souhaité concevoir un support pratique, qui puisse facilement se glisser dans une poche arrière de jean, une sacoche, etc. L’objectif était de proposer un livret peu encombrant, que les jeunes puissent conserver facilement avec eux. Le choix de la bande dessinée répond à la même logique : privilégier un support visuel, avec peu de texte, afin de faciliter la compréhension et de le rendre plus attractif.
Delphine Pilard
Éducatrice spécialisée au SESSAD 16-25
Le livret s’attèle donc à présenter l’équipe avec des portraits fidèles à la réalité, les différents champs d’intervention et d’accompagnement, les droits et devoirs du jeune et toutes les informations pratiques liées au service. Cette présentation s’opère par le biais d’une conversation entre un personnage (le jeune) et les différents intervenants du service.
Un support nouveau, des contraintes à dépasser
Si l’équipe du SESSAD 16-25 avait imaginé un support qui respecterait complètement les codes de la bande dessinée, ils partagent que le projet a dû passer par une phase de simplification du contenu. De toute évidence, personne dans l’équipe n’était bédéiste ou illustrateur, mais l’objectif a persisté et Stéphane explique que grâce à des personnalités déterminées, la solution a été trouvée dans la simplification et dans la recherche de ressources au sein de l’association quand les blocages sont apparus.
Selon eux les efforts sont payants : « elle est belle notre BD ! » disent-ils, mais surtout « elle met en avant notre manière d’accompagner les jeunes ». Un support vivant et humain qui souhaite refléter un accompagnement centré autour du jeune.
Finalement, les deux éducateurs rappellent que le support a vocation a évoluer avec le retour d’expérience des premiers jeunes qui l’ont reçu. C’est un support vivant qui doit continuer à s’adapter au public en fonction de ses retours.
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