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Une bulle de répit à STAR

Grâce à un prix du fond enfance de la Fondation de France, une bulle de répit va être installée dans le jardin de la Maison STAR à Quiévrechain (Hauts-de-France). Elle sera composée d'un tipi pour la musicothérapie et l'art-thérapie, d'un chalet en bois dédié à un espace Snoezelen et d'un igloo transparent qui pourra être selon les besoins couvert ou découvert.

Igloo, tipi et chalet – Une initiative soutenue par la Fondation de France

Bien être et activités thérapeutiques pour les jeunes à vulnérabilités multiples en répit à STAR

Constatant les difficultés rencontrées par ces jeunes, la Fondation de France a souhaité financer une initiative novatrice de l’ALEFPA dans le cadre du Fonds Droit de l’enfant. Cette initiative intitulée « Bien être et activités thérapeutiques pour les jeunes à vulnérabilités multiples » combine espaces atypiques au sein de l’établissement et activités de bien être favorisant l’apaisement, l’imagination et le bien-être corporel.

Cette initiative se distingue par son approche novatrice, associant des activités sensorielles, émotionnelles et corporelles adaptées aux besoins des jeunes dans trois espaces atypiques qui ouvrent sur l’imaginaire et l’apaisement : un igloo sensoriel, un tipi et un chalet.

L’igloo, conçu comme un cocon protecteur, permettra aux jeunes de bénéficier de séances de Snoezelen, adaptées à leurs besoins spécifiques. Le projet soutenu par la Fondation de France inclut une formation des professionnels à l’utilisation de cet espace

Le chalet sera destiné au soutien à la parentalité ainsi qu’aux activités manuelles. Le tipi sera consacré au travail autour de la musicothérapie

STAR (Service Temporaire d’Accueil et de Répit) est le nom d’un dispositif innovant qui accueille des enfants et adolescents de 9 à 18 ans en situation de double vulnérabilité, c’est-à-dire relevant à la fois de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et du médico-social (notification MDPH). Ces jeunes sont souvent en rupture de parcours du fait de troubles sévères, d’un manque de solution adaptée ou d’exclusions répétées de dispositifs traditionnels.

Chacun de ces lieux est conçu pour répondre à des besoins spécifiques tout en favorisant le bien-être mental et physique, la gestion des émotions, ainsi que le renforcement des liens familiaux.  À travers des activités telles que la sophrologie, la musicothérapie, l’art-thérapie, ou encore la médiation animale, le projet permet aux jeunes de se reconnecter à eux-mêmes et de renforcer leur estime de soi dans un cadre sécurisant.

Ensemble, ces trois espaces et leurs activités formeront un dispositif innovant et complémentaire, permettant aux jeunes de retrouver un équilibre et un ancrage dans un cadre bienveillant et sécurisant. 

Linda Stellmaszewski
Directrice du Pôle social

Le dispositif, expérimental sur trois ans, prévoit une évaluation globale à la fin de chaque année, avec l’ambition de pérenniser le modèle et de le transférer à d’autres territoires. À terme, l’objectif est de transformer durablement les pratiques d’accompagnement des jeunes vulnérables et d’offrir des solutions adaptées pour prévenir les ruptures de parcours. Ce projet constitue une réponse essentielle pour ces jeunes en grande détresse, en leur offrant un environnement bienveillant, respectueux et stimulant.

Un public en situation de grande vulnérabilité

Il s’agit de jeunes à double vulnérabilité, à difficultés multiples et en risque de rupture

  • Garçons et filles âgés de 9 à 18 ans non révolus.
  • Placés sous une mesure de protection de l’enfance (ASE, article 375), hébergés en MECS ou en famille d’accueil, avec parfois l’absence de possibilité de retour en famille.
  • Disposant d’une notification MDPH en vigueur.
  • Souvent en attente d’une place en établissement médico-social, y compris en Belgique.
  • Ayant un parcours marqué par des traumatismes et des ruptures successives :
    • Multiples placements.
    • Exclusions répétées d’établissements médico-sociaux.
    • Déscolarisation.
  • Présentant des troubles sévères pouvant impacter leur prise en charge :
    • Hospitalisations fréquentes en pédopsychiatrie.
    • Troubles d’auto- et d’hétéro-agressivité.
    • Crises clastiques compromettant la stabilité des structures d’accueil.

Le besoin d’un espace dédié au répit, sécurisé, apaisant, et propice à la reconstruction est fondamental pour ce public.

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