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En Guadeloupe, l’ESAT La Ravine Bleue fait grandir l’aquaponie au service de l’inclusion

À la résidence de Baimbridge, aux Abymes, un nouveau jardin pas comme les autres vient de voir le jour. Au milieu des bâtiments, un grand bassin, des plantes qui poussent hors sol, des poissons qui nagent… et surtout des habitants qui se retrouvent autour d’un projet commun.

Ce système d’aquaponie a été imaginé et installé par l’association L’Effet Papillon, SIKOA, le bailleur social et supporté par l’ESAT La Ravine Bleue. Pendant un an, les équipes de L’Effet Papillon vont accompagner les résidents pour apprendre à prendre soin du bassin, des poissons, des plantes et à comprendre ce qui se joue derrière ce petit écosystème.

L’aquaponie, comment ça marche ?

L’aquaponie, c’est un système où poissons et plantes vivent ensemble et s’entraident. Dans le bassin, les poissons produisent des déchets. Ces déchets, au lieu de polluer l’eau, deviennent un engrais pour les plantes grâce à l’action de bactéries. Les plantes absorbent ces nutriments pour pousser, et en filtrant l’eau, elles permettent de la renvoyer propre vers les poissons.

Résultat :

  • on produit des légumes frais et des protéines animales sur une petite surface ;
  • on utilise beaucoup moins d’eau qu’un jardin classique ;
  • on n’a pas besoin de pesticides, car tout le système repose sur l’équilibre entre poissons, plantes et micro‑organismes.

Après l’école de Daubin, un deuxième chantier pour l’ESAT

Ce chantier de Baimbridge n’arrive pas par hasard. En 2025, l’ESAT La Ravine Bleue avait déjà participé à la création d’un premier système d’aquaponie à l’école primaire Robert Fréti de Daubin, à Petit‑Bourg.

Là‑bas, les enfants découvrent comment on peut produire des légumes autrement, en respectant le vivant et les ressources naturelles, grâce à un jardin nourricier qui combine aquaponie, potager en pleine terre et arbres fruitiers. L’expérience de Daubin a permis de tester l’aquaponie en milieu scolaire et de donner aux équipes de l’ESAT une solide expérience, qu’elles mettent aujourd’hui au service des habitants de Baimbridge.

À Baimbridge comme à Daubin, ce jardin d’eau devient un outil pour parler d’alimentation, de biodiversité, de respect de l’environnement, mais aussi de solidarité et de vie de quartier.

Mettre en lumière les compétences des travailleurs de l’ESAT

Derrière ces belles installations, il y a un travail précis et exigeant. Les travailleurs de l’ESAT La Ravine Bleue, tous en situation de handicap, ont participé à la conception, à l’assemblage et à la mise en place des systèmes d’aquaponie.

Ils interviennent sur la structure, le circuit d’eau, les plantations, et contribuent à la maintenance du dispositif. Leur savoir‑faire est reconnu par les partenaires et par les habitants, qui découvrent le niveau de compétence nécessaire pour faire fonctionner un système aussi fin et vivant.

En donnant une visibilité à ce travail, les projets de Daubin et de Baimbridge montrent que les personnes en situation de handicap sont pleinement capables de porter des chantiers innovants, utiles au territoire et à la transition écologique. Ils rappellent que l’inclusion, c’est aussi reconnaître les talents et les responsabilités que chacun peut assumer.

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